segunda-feira, 11 de junho de 2012

Jornal Le Monde lança "Le Monde" Académie

O jornal francês Le Monde lançou dia 6 de junho o "Le Monde Academie". Sessenta e oito pessoas com idades entre 18 e 25 anos serão recrutados para trabalhar a partir de setembro 2012 a junho de 2013 como jornalistas nas diferentes editorias do jornalDurante este período, os candidatos serão acompanhados por jornalistas profissionais para ajudá-los a publicar pelo menos cinco trabalhos e receber por isso. Este trabalho pode assumir diversas formas: artigos para a Web ou o impresso, vídeos, fotografias, charges, etc. No final deste ano, aos três melhores candidatos será oferecido um contrato de trabalho de pelo menos um ano.
Notícia original, em francês:
Dès le 6 juin, "Le Monde" lance "Le Monde" Académie. Soixante-huit personnes âgées de 18 à 25 ans, quels que soient leurs diplômes ou expériences professionnelles, vont être recrutées pour collaborer de septembre 2012 à juin 2013 en tant que journaliste au sein des différentes rédactions du Monde.

Pendant cette période, les candidats seront accompagnés par des journalistes professionnels qui les aideront à réaliser au moins cinq travaux publiables et rémunérés. Ces travaux pourront prendre diverses formes : articles rédigés pour le Web ou le papier, sujets vidéo ou photographiques, dessins de presse, etc. Au terme de cette année, les trois meilleurs candidats se verront proposer un contrat de travail d'au moins un an... 

Tout ce que vous voulez savoir sur "Le Monde Académie"
L'affiche du Monde Académie.
Os jovens tiram suas dúvidas entrevistando Florence Aubenas e S. Michel, responsáveis pelo projeto:

F. Aubenas et S. Michel : Bonjour.
Ratatat : Est-ce que les candidats seront payés ? Si oui, combien ?
F. Aubenas et S. Michel : Les 68 candidats retenus à la fin de l'été seront payés pour chaque article publié, aux tarifs en vigueur au Monde. Ils auront un statut de pigiste. J'ai moi-même (Serge Michel) quinze ans d'expérience de pigiste et ce sont mes plus belles heures de journaliste.
Tina : J'ai moins de 25 ans, mais je n'ai pas du tout une formation de journaliste. Puis-je postuler quand même au Monde Académie?
F. Aubenas et S. Michel : Vous êtes exactement dans la cible de ceux à qui s'adresse le Monde Académie : aucun diplôme n'est demandé, même pas le bac. Les seuls à qui l'opération ne s'adresse pas sont les détenteurs d'une carte de presse.
Tanche : Avez-vous vraiment besoin de ce genre de concours pour faire entrer la diversité dans vos rédactions ?
F. Aubenas et S. Michel : Ce concours n'est pas la seule manière de faire rentrer la diversité, mais c'en est une. Il a l'avantage d'être très concret et d'aboutir rapidement à des nouveaux contenus dans Le Monde et à des nouvelles opportunités pour des jeunes qui rêvent d'être journalistes.
Caquelon : Quels genres de reportages feront les candidats ?
F. Aubenas et S. Michel : Tous les types de reportages sont les bienvenus : webdocs, Internet, séries de photos légendée, reportages vidéo, BD-reportages et, bien sûr, des textes. Quant aux sujets, c'est la grande inconnue et aussi ce qui nous rend impatients : de quoi les jeunes de 18 à 25 ans ont-ils envie d'entendre parler en termes d'information ?
Guest : Qu'est-ce qui sera visible sur Internet ?
F. Aubenas et S. Michel : Tout. Les travaux publiés, les making-of de ces travaux dans les blogs des 68 candidats, les délibérations du jury, les avis des lecteurs.
Hasnaa : Bonjour, est ce que les cours ont lieu à distance ?
F. Aubenas et S. Michel : Il n'y a pas de cours, mais un accompagnement pendant toute la session (10 mois), à distance en effet, sauf trois week-ends où nous rassemblerons tout le monde au siège du Monde, à Paris. Le choix du Monde Académie est de laisser chacun des participants à l'endroit où il habite. A Paris, il y a déjà suffisamment de journalistes qui passent de conférences de presse en ministères.
Guest : Je ne vis pas en France, puis-je quand même participer ?
F. Aubenas et S. Michel : Le fait que les participants viennent de partout (y compris hors de France) est essentiel pour nous.
Céhelbet : N'est-ce pas beaucoup demander à des non journalistes de moins de 25 ans, un article qui "mériterait d'être publié dans Le Monde"?
F. Aubenas et S. Michel : Évidemment, nous n'attendons pas de travaux techniquement parfaits. La technique est précisément une des choses qui fera l'objet de cette session et qui s'apprend. Ce que nous voulons, ce sont des sujets originaux et des regards différents, des envies. C'est là-dessus que les gens seront sélectionnés.
F. Aubenas et S. Michel : Quant à la perfection, en termes de presse, c'est de toute façon quelque chose qui n'existe pas. Les journalistes travaillent sur une matière vivante qui évolue, c'est même la richesse de ce métier.
Amandine : Des articles aux sujets locaux sont pour vous intéressants, alors?
F. Aubenas et S. Michel : Bien sûr ! Ce sont ceux qu'on préfère !
Loter : Y aura-t-il un accompagnement pour les personnes sélectionnées ? 
F. Aubenas et S. Michel : Quarante parrains et marraines se sont mobilisés auMonde et attendent déjà les candidats. Chaque candidat aura son interlocuteur de référence à qui il proposera ses sujets et qui l'accompagnera dans son travail jusqu'à la publication.
Mathilde : Les sujets doivent-ils être dans l'actualité brûlante ? Est-ce que l'on peut avoir un regard un peu décalé, à la façon de la revue XXI?
F. Aubenas et S. Michel : Les deux. Du moment que le sujet ou la façon de le traiter n'est pas dans Le Monde.
Quentin : Bonjour, est-ce compatible avec des études ou un job à côté ?
F. Aubenas et S. Michel : Oui, ce n'est ni une formation ni un travail à plein temps. Chacun doit pouvoir y mettre le temps et l'énergie qu'il peut y consacrer.
Liliane : Cela ne vous semble pas un peu dérangeant de faire "gagner" un contrat de travail?
F. Aubenas et S. Michel : C'est une bonne question. On se l'est posée. On voulait un enjeu concret et faire rentrer des nouvelles énergies à la rédaction. C'est ce que nous avons trouvé de mieux.
Quentin : Les dessinateurs de presse, Plantu par exemple, feront-ils partis des accompagnateurs?
F. Aubenas et S. Michel : Plantu n'a pas pu faire partie du comité de parrainage, car il s'occupe déjà d'une ONG, Cartooning for peace, qui encourage des jeunes dessinateurs de presse partout dans le monde. Mais il sera bien sûr associé, et nous avons d'autres dessinateurs qui sont prêts à entrer dans la danse.
Céhelbet : Le fait de ne pas être en France est-il génant ?
F. Aubenas et S. Michel : Non, ce n'est pas gênant. Le critère, c'est l'expression francophone : Français résidant à l'étranger, étranger résidant à l'étranger, étranger résidant en France et Français résidant en France. Pour les étrangers résidant en France, nous demandons juste qu'ils soient en situation légale afin de pouvoir les rémunérer normalement.
Cyril : Vous avez dit que les contributions seront rémunérées au tarif en vigueur auMonde, pouvez-vous êtes plus précis?
F. Aubenas et S. Michel : Pour un article de taille moyenne (environ 3 000 signes), c'est entre 100 et 150 euros. Les tarifs vidéo, photo, dessins sont alignés sur ceux de la profession.
Liliane : Les jeunes étudiants en journalisme arrivant sur le marché de l'emploi vous paraissent donc trop formatés ?
Carine : Des centaines de jeunes sortent chaque année des écoles de journalisme et peinent à trouver un travail. Pourquoi ne pas se tourner vers ce "vivier" pour votre recrutement ?
F. Aubenas et S. Michel : @Liliane : une majorité des membres de la rédaction duMonde viennent des écoles de journalisme — dont Florence Aubenas — et font un excellent travail. Ce que nous voulons avec ce projet, c'est que Le Monde se frotte à une altérité, à des idées et à des gens qui ne sont pas encore dans ses murs. La filière de recrutement continuera comme avant. C'est une manière d'ouvrir d'autres portes, mais pas de fermer celles qui existent déjà.
F. Aubenas et S. Michel : @Carine, ce vivier est déjà le nôtre. Nous avons chaque année des dizaines de stagiaires en provenance d'écoles de journalisme, par ailleurs les étudiants en journalisme peuvent également postuler au Monde Académie.
Lalie : En train de m'inscrire, je vois qu'un CV vidéo est demandé... Est-il obligatoire ? Que doit-il contenir exactement ?
F. Aubenas et S. Michel : Oui, le CV vidéo est un élément obligatoire. Cela nous permet de mieux sentir la personnalité de ceux qui postulent. Il permet à la fois de se présenter et aussi d'exposer ses motivations. C'est évidemment ce qui nous intéresse le plus.
Jean Christophe : Faut il se concentrer sur des thèmes qui nous sont proches, ou devons-nous rester généalistes ?
F. Aubenas et S. Michel : Ce qui est proche est toujours plus intense et a davantage de chances de nous intéresser. Mais nous sommes un journal, pas un journal intime.
Loanaforever : Si deux des "futurs journalistes" se filment en train de forniquer dans la piscine, ont-ils plus de chance de gagner, compte tenu du nombre de clics ? C'est comme ça qu'on compte maintenant, non ?
F. Aubenas et S. Michel : Nous saluons dans cette question une verve parfois propre à faire de bons journalistes. Pour le reste, Le Monde est un journal sérieux, pas licencieux.
Gouache : Le Monde fournit-il la caméra pour filmer le CV, ou en impose-t-il l'achat au candidat?
F. Aubenas et S. Michel : Chaque candidat se sert du matériel dont il dispose. Les vidéos faites avec un téléphone portable sont les bienvenues. C'est la spontanéité et l'envie qui primeront sur les qualités techniques.
Nevah : Quelle aide financière pour les allers-retours à Paris des trois week-ends si l'on habite à l'étranger ?
F. Aubenas et S. Michel : Sur demande. Comme le précise le règlement du concours, qui est en ligne, les frais de déplacement et d'hébergement seront remboursés.
Toma : De quelle "altérité" parlez-vous ? A part le fait d'être jeune.
F. Aubenas et S. Michel : Altérité sociale, géographique, culturelle. C'est déjà pas mal ?
Pierre : Mais les stagiaires qui passent chez vous ne gagnent pas des CDD en fin de stage !
F. Aubenas et S. Michel : Cela dépend. Il y en a qui nous épatent et qui restent.
Sara : Les articles doivent-ils être réellement informatifs ou peuvent-ils être des billets ?
F. Aubenas et S. Michel : Nous privilégions le travail de terrain, les informations et le récit du monde tel qu'il est. Un travail de commentateur nous intéresse moins, même si il n'y a jamais d'information objective.
David P : A propos de "journal intime", doit-on écrire de la manière la plus neutre possible ? Est-il exclu de prendre parti (revendiquer des idées ou soutenir une cause par exemple) ?
F. Aubenas et S. Michel : Ce que nous voulons, c'est que les candidats racontent la réalité telle qu'ils la perçoivent. L'information est une chose, le militantisme en est une autre.
Kripto : Le Monde aidera-t-il financièrement les candidats dans leurs travaux ?
F. Aubenas et S. Michel : On a prévu un budget de reportage pour chacun, qui sera accessible sur devis. Le candidat soumettra son projet au comité de parrainage. Après le feu vert, il pourra partir à l'aventure.
Sousm : Je repose ma question. A 27 ans, sommes-nous déjà trop vieux pour participer ?
F. Aubenas et S. Michel : Oui, désolés ! Nous avons ciblé la tranche d'âge la plus malmenée sur le front de l'emploi.
Leila : Quelle est la date limite pour postuler ?
F. Aubenas et S. Michel : Le 15 juillet à minuit. Nous n'avons aucune idée de combien de dossiers nous recevrons, mais nous avons hâte de voir ce qu'ils contiennent et de voir ce que les jeunes ont envie de nous raconter.
F. Aubenas et S. Michel : Ce chat est maintenant terminé. Au revoir et merci pour votre participation.
Fonte: Le Monde.fr | 

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